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Pour les journalistes lâches

- Dire la vérité est révolutionnaire.
(A. Gramsci)
- Que fait un éléphant lorsqu’un moucheron le pique ? Il se gratte !
(Giuseppe Saragat)
- Une chose est sûre : celui qui lutte avec la merde en ressortira toujours souillé, qu’il gagne ou qu’il perde.
(Martin Luther)
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DEDICACE MANUSCRITE PAR MATTEO MATTEOTTI
*Le 11 juin 1984 "A' Roberto car c’est un camarade un peu semblable à ceux de ce temps-là Matteo Matteotti "

Matteo est le fils du martyr Giacomo Matteotti tué par les fascistes le 10/06/1924.

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1-La vie

(Biographie écrite par Anna)

Roberto Buzio est né le 11 juillet 1948 à Valenza, petite commune piémontaise au bord du Pò, renommée pour ses créations d’orfèvrerie par Luigi (San Salvatore Monferrato 26/4/1915) et Elisa Cucchi (Plaisance 28/01/1922).

Dès octobre 1954, il fréquente l’école primaire de sa ville natale pendant trois ans et de 1957 à 1959, suite à des problèmes de santé, il est inscrit à l’école “S. Patrizio” de Quarto dei Mille à Gênes, où il passe sa première et deuxième année du cours moyen. De 1959 à 1962, il retrouve les bancs de l’école de Valenza où il termine le cycle du collège.

A partir d’octobre 1962, il fréquente le lycée scientifique d’Alexandrie.

A cause d’un comportement trop libertaire, ses parents le contraignent dès 1963 à accepter le dur régime du pensionnat Salesiano “S. Carlo” à Borgo San Martino (AL) où le 26 juillet 1968 il obtient son diplôme de comptable.

Le 25 février 1969 il s’inscrit à la faculté d’Economie et de commerce de l’Université de Gênes (matricule 26935).

Au début des années 70, ses parents quittent Valenza pour Acqui Terme (chef-lieu du collège sénatorial où, en  1968, son père est élu pour la première fois Sénateur du PSI-PSDI unifiés). A partir de cette période, Roberto habite à Gênes où il se consacre à ses études universitaires, se rendant à Acqui Terme les fins de semaines pour aider son père (qui en raison de problèmes de vue n’avait pas le permis de conduire) et commence ainsi à fréquenter le Parti socialiste démocratique en gravissant peu à peu tous les échelons de l’activité politique (du simple collage des affiches pendant les périodes électorales à des fonctions de plus en plus importantes).

De juillet 1974 à octobre 1975, il effectue son service militaire obligatoire fréquentant l’école des Elèves officiers d’artillerie de Foligno puis comme sous-lieutenant dans les régiments d’artillerie de Modène et d’Acqui Terme (Sous-lieutenant appelé à partir du 06/01/75 et Lieutenant appelé à partir du 01/01/79).

En novembre 1975, encouragé par son père, il accepte de faire partie du secrétariat particulier du Sénateur à vie Giuseppe Saragat dans les bureaux du Sénat de la République, dans un premier temps, avec le dott. Gianni Manzolini (journaliste de télévision), en remplacement de l’ambassadeur Oliviero Rossi (nommé aux Etats-Unis) puis, à partir de 1976, comme unique secrétaire jusqu’à la mort de l’ancien Président de la République le 11 juin 1988.

En mars 1976 il obtient son diplôme universitaire de fin d’études en Economie et commerce avec la note de 105/110.

Depuis le 20/12/1980 il est habilité à exercer la profession d’expert comptable après avoir réussi l’examen d’Etat à la Faculté d’économie et de commerce de l’Université de Rome.

A partir du 01/12/1982 il est habilité à exercer la fonction de Commissaire aux comptes au sein de grandes entreprises.

Il crée ses bureaux professionnels à Alexandrie et Rome et est Membre de Conseils d’administration et de Conseils de surveillance de nombreuses sociétés privées et publiques.

En 1991 il est nommé, par le Président du Conseil des Ministres Giulio Andreotti, Membre du comité de gestion du Groupe EFIM (Siv, Augusta, Breda, Otomelara).

De 1989 à 1993, il est membre de la Direction nationale du Parti Socialiste Démocrate italien et est chargé d’organiser toutes les manifestations officielles du parti ; c’est à lui que l’on doit la transformation des manifestations ternes du parti en évènements culturels et modernes. Voir à ce sujet les articles de presse par exemple concernant l’exhibition de Dee Dee Bridgewater  au congrès du PSDI à Rimini le 10/03/89 où elle a interprété l’Internationale “a cappella”.

Le 5/03/1992 (à l’époque où l’on votait encore) il est tête de liste aux élections pour la Chambre des Députés pour le PSDI dans le canton d’Alexandrie, Asti et Cuneo. Le succès indiscutable de la Lega à Cuneo et la “trahison” de Pier Luigi Romita, passé au PSI, l’empêchent d’être élu malgré un assez bon succès personnel.

Le 26/02/1993 le parcours politique-professionnel de Roberto est interrompu par un ordre de détention préventive du juge  d’instruction Italo Ghitti sur requête des procureurs du tribunal de Milan. Pour tout ce qui concerne l’affaire politico-judiciaire, c’est l’intéressé lui-même qui en parlera et racontera ce qui s’est passé ; pour ma part, je souhaite rappeler uniquement ce qui suit.

3 mandats d’arrêt ont été lancés contre Roberto, un par le parquet de Milan et deux par celui de Rome. Je ne parlerais pas de la triste et célèbre compétition entre les parquets de Milan et de Rome pour être les premiers de la classe dans l’arrestation de personnages politiques, mais plutôt du fait que Roberto doit avoir quelqu’un “au ciel” qui veille sur lui parce que malgré tout l’acharnement déployé contre lui, il n’a jamais mis les pieds en prison. La première fois (parquet de Milan) le “  chevalier insaisissable ” était en France, la deuxième avec assignation à résidence et la troisième en Ligurie : ainsi Roberto s’est toujours constitué “spontanément” auprès des procureurs ! Ceci dit, pour la prison, on a toujours le temps, vu la haine qui l’entoure en Italie.

En août 1993, Roberto s’installe dans un petit village des alpes françaises, Villaz à quelques kilomètres d’Annecy où il parvient en très peu de temps à se trouver de nouveaux amis en entrant dans le “comité des fêtes” du village. Par la suite, grâce à sa passion pour la cuisine, pour la culture française et l’encouragement des habitués du “Restaurant Gaud” à Cruseilles, encore aujourd’hui fortement lié au  “politicien déchu”, il décide de devenir cuisinier.

En décembre 1995, Roberto parvient à réaliser son projet en devenant le chef cuisinier du restaurant “Les Dômes de Miage” à St. Gervais les Bains, où il reste en poste jusqu’au mois d’août 2001. Aujourd’hui encore, lorsque  Roberto se promène dans le magnifique village du Mont Blanc, nombreux sont les habitants du village à le saluer d’un : “Salut Chef !”.

Le 05/02/2001 le Tribunal d’Acqui Terme prononce son divorce d’avec son épouse ; ses deux filles Elisa et Federica choisissent de vivre en Italie avec leur mère.

Le 01/10/2004 Roberto est naturalisé français : commence ainsi sa lutte solitaire contre les injustices et les  transgressions de la période des “Mains propres”.

Le 23/11/09 il m’épouse à St Gervais où nous vivons actuellement avec notre fille Clémentine.

 

 

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